Les Lieux secrets de la résistance à LYON 1940-1944

Rue du Garet : "Il y avait dans cette rue étroite, derrière la place des terreaux, un ou deux petits restaurants dénommés "bouchons" dans lesquels était servie une cuisine simple, essentiellement composée de "cochonailles" accommodées de diverses façons, qui contribuait (et contribue encore) à la renommée de la gastronomie lyonnaise. Jean Moulin y déjeuna, son secrétaire, Daniel Cordier (dit Alain) en a témoigné... Le "bouchon" est toujours là. les lieux n'ont pas changé : près de la porte, la table et sa banquette en cuir rouge..."

Passage au bar "le Moulin Joli" :
La naissance du mouvement Franc Tireur est liée à la place des terreaux de Lyon. C'est dans ce café près de l’hôtel de ville que le 04 novembre 1940, fut décidé la création d'un mouvement clandestin et la diffusion d'un journal afin de préparer, de loin, la Restauration de la république :
C'est là l'origine du mouvement "Franc Tireur". De nombreuses réunions se tinrent là, au moins dans les débuts, parmi les tout premiers participants, on peut citer Pierre Bounnoure, Joseph Hours. Jean Pierre Lévy, futur chef du mouvement, en fit également partie.

Début 1942, Jean Moulin, l'émissaire de Londres fut parachuté en France. D'astier, chargé de le rencontrer à Lyon ne pût être présent. Ce fut donc Raymond Aubrac qui l'acceuillit sous les colonnes de l'Opéra, le 04 ou le 05 janvier 1942.

Rue Sala à LYON, Entre place Bellecour et place Carnot.

Au 4 place des Jacobins, Lyon, quand il quitta la rue des Archers, au printemps 1942, JP Levy, le fondateur du mouvement Franc-Tireur, installa son secrétariat au 4ème étage du 4 place des Jacobins, dans un appartement appartenant à France et Raymond Péjot. Elle tenait une boutique de lingerie au 6 rue Emile Zola, ce qui était bien pratique pour dissimuler les allées et venues des agents de liaison.

12 rue de Constantine - Lyon 69001 : Bureau de Stanislas FUMET - Siège de l'amitié Chrétienne - Stanislas FUMET fut l'un des nombreux Parisiens repliés à LYON dans le débâcle de Juin 1940, et dont la présence donna à la vie intellectuelle lyonnaise, de l'automne 40 à l'été 43, une rigueur et une intensité rarement atteinte. L'amitié chrétienne est une oeuvre de solidarité interconfessionnelle née à Lyon en 1941 d'une initiative protestante pour venir en aide aux personnes déplacées et menacées, principalement juives. 
Le 27 janvier 1943, la Gestapo investit le local et en arrêta les occupants. Devenue clandestine en 1943, l'Amitié Chrétienne poursuivit sont activité et se fondit, en février 1944, dans le COSOR (Comité des Oeuvres Sociales des Organisations de la Résistance) fondé et animé par le père Chaillet.

37 rue de la République, LYON 69002 : PC du réseau Gallia, qui fut crée en Février 1943 par le BCRA. son rôle, centraliser les renseignements recueillis par la délégation, par le 02ème bureau de l'AS (Cdt Gastaldo et son adjoint André Lassagne), et par les Mouvements Unis de la résistance. Ce réseau transmettait les renseignements au BCRA de Londres.