Membre de l'ORA dans la région Lyonnaise (Organisation de résistance de l'armée). Cette organisation fut créée le 31 janvier 1943 à la suite de l'invasion allemande en zone « libre » en novembre 1942, en tant qu'organisation se disant apolitique et regroupant d'anciens militaires français déterminés à résister de façon active contre l'occupant de la France mais rejetant de Gaulle.

 

C'est alors qu'éclate la Seconde Guerre mondiale. Durant la période de combat, la Croix-Rouge réitère ses actions de 1914-1918. Puis viennent d'un seul coup la défaite, l'Occupation et l'instauration de l'État Français. La loi du 7 août 1940 fusionne les 3 sociétés (SSBM, ADF et UFF) sous le nom actuel de Croix-Rouge française (JORF du 8 avril 1940). Le conflit armé ayant cessé, les activités de guerre laissent place aux actions d'aide aux populations civiles, souffrant des problèmes d'approvisionnement dus à l'occupation du territoire par une armée toujours belligérante et donc ayant besoin d'énormément de ressources pour soutenir son effort de guerre. La CRF se voit confier les actions au profit des enfants (layettes et alimentation premier-âge). Elle est aussi chargée de l'aide aux civils dans les camps jusqu'en 1942, date à laquelle elle se voit retirer cette activité au profit de l'État. En 1942, les Équipes d'Urgence, ancêtres des Équipes Secouristes sont créées pour faire face aux destructions dues aux bombardements et plus tard pour les débarquements et les libérations de villes de France

Séance photo / Mars 2012

Infirmier secouriste de la croix rouge

Maquisards dans les mont du Lyonnais

En 1942, la zone libre est envahie, ce qui pousse des soldats de l'armée dissoute et des membres du mouvement Franc-Tireur, durant l'hiver, à rejoindre le maquis du Vercors et à organiser la résistance. Près de Sassenage, le maquis est créé par l’architecte Pierre Dalloz et l’écrivain Jean Prévost. Le Commandant Marcel Pourchier, ancien commandant de l’École Militaire de Haute Montagne de Chamonix, et le futur général Alain Le Ray, premier chef militaire du maquis du Vercors, contribuent à la rédaction du plan stratégique, imaginé par Pierre Dalloz, prévoyant d'utiliser le massif du Vercors comme base d'accueil d'éléments aéroportés alliés, afin d'agir à Grenoble et Valence pour couper la retraite allemande au moment de la Libération, et accepté par les services français de Londres sous le nom de plan Montagnards. Le journaliste Yves Farge, correspondant de Jean Moulin, et Eugène Chavant, chef civil, se joignent au projet.

Les cellules maquisardes prennent le nom de l'endroit depuis lequel elles opèrent (par exemple le Maquis du Vercors), d’un évènement historique (par exemple Valmy ou Bir-Hakeim, avec différentes orthographes) ou d’un personnage historique (Saint-Just ou Charles Martel). La taille de ces cellules peut aller d'une dizaine d'hommes et de femmes à plusieurs milliers.

Du point de vue politique, les maquis sont très variés, allant des nationalistes de droite aux communistes. Certaines cellules dans le Sud-ouest de la France sont composés exclusivement de républicains espagnols, vétérans de la Guerre d'Espagne. La Lozère accueille même un maquis allemand, dirigé par le communiste Otto Kühne.

Histoire de la SNCF durant l'occupation

Dès la signature de l'armistice franco-allemand du 22 juin 1940, en application de l'article 13 de la convention d'armistice, les chemins de fer de la zone occupée (soit les deux tiers du réseau de la SNCF) et le « personnel spécialisé nécessaire » sont mis à la disposition de l'occupant, qui fixe les priorités (ce sera de même pour les routes et voies navigables). En juillet 1940, Goeritz, le Colonel Commandant de la WVD adresse une lettre au directeur général de la SNCF rappelant, entre autres, que :

« [...] Tous les fonctionnaires, agents et ouvriers de la S.N.C.F. sont soumis aux lois de guerre allemandes.
Les lois de guerre allemandes sont très dures, elles prévoient presque dans tous les cas la peine de mort ou des travaux forcés à perpétuité ou à temps. »

Dès l'été 1940, l'occupant allemand effectue des prélèvements de matériel, le premier ordre portant sur 1 000 locomotives et 35 000 wagons.

Après la rafle du Vel' d'Hiv le 16-17 juillet 1942, les juifs arrêtés sont déportés par les autorités françaises dans des trains de la SNCF vers les camps de Drancy, Pithiviers et Beaune-la-Rolande.

Le 31 octobre 1942, un conducteur de locomotive, Léon Bronchart, a refusé de conduire un train de Juifs vers la déportation, c'est le seul cas connu. Des trains de déportés sont partis vers la frontière allemande jusqu'en 1944. Au total, environ 76 000 juifs et 86 000 déportés politiques ont été envoyés de France vers les camps de la mort.

800 employés de la SNCF ont été exécutés par les nazis pour avoir résisté aux ordres, presque 1 200 autres ont été déportés vers des camps de la mort pour sabotage ou autres actes de désobéissance, et 2 361 sont morts tués par balles, mines ou lors de bombardements.